CLUB D EXCELLENCE

REPORTAGE FRANCE 3 ALSACE ici

6ème JOURNEE INTERCLUB

7 JANVIER 2017

RSM - AIX EN PROVENCE  5/3

RSM 2 - LYON 4/4

RSM 3 - DIJON 4/4

 

BONNE ANNEE

Le RED STAR MULHOUSE BADMINTON vous présente ses meilleurs voeux pour 2017

INVITATION POUR LE 7 JANVIER  ICI

Le "standard indonésien"

Febtria Adisthya Rato Putri joue pour le Red Star depuis le début de la saison. L'Indonésienne a choisi la France et Mulhouse pour son club, pour y continuer ses études, y tisser des liens. Quitte à s'y installer durablement.

 

 
L'Indonésienne Febtria Adisthya Rato Putri est arrivée cette saison.

Elle n'a pas encore la vingtaine mais a déjà tout d'une grande. Depuis septembre, Febtria s'est fait un nom sur les courts de France : celui d'Adisthya Rato Putri.

La jeune Indonésienne (19 ans) a notamment battu la Bulgare d'Aix-en-Provence, Petya Nedelcheva (21-15, 21-10), une jolie performance qui lui vaut de progresser au classement européen, passant de T20 à T5.

Elle jouera ainsi, à partir de demain, en simple dame un au lieu du simple dame deux.

« Spécialiste du simple, elle peut aussi bien jouer en double dame qu'en double mixte », observe Simon Hupfel, le président du Red Star.

« Une main incroyable, une facilitédans sa gestuelle »

« Febtria évoluait en Ligue Djarum, soit la première division indonésienne, la saison passée. Elle possède un gros potentiel, une main incroyable, des coups de patte bien à elle. Il y a comme une facilité dans sa gestuelle. »

À en croire pourtant l'intéressée, son jeu serait « standard », selon les critères indonésiens. « Il y a une grosse différence entre ce qui se voit en France et le badminton dans mon pays », assure Febtria ''ARP''.

« C'est le sport populaire par excellence, ancré dans la culture nationale. Les entraînements sont plus poussés, souvent quatre à cinq heures d'affilée. Ici, avec deux heures, c'est moins dur », commente la badiste.

Sur ce grand archipel entouré par l'Océan Indien et le Pacifique, la compétition et la concurrence font rage. Certains mettent alors le cap sur l'Europe pour y dénicher une meilleure place au soleil. Quitte, ici, à s'adapter à une autre culture, une autre langue.

« Il lui manqueencore le physique »

À braver aussi le froid et la grisaille de Mulhouse. « Je voulais avant tout jouer pour le Red Star », dit-elle.

Febtria y est naturellement venue par le biais de son compatriote Inoki Theopilus, arrivé au club en 2012.

« Et puis j'ai eu le souhait de poursuivre mes études en France pour pouvoir y travailler plus tard. »

Actuellement, elle suit des cours de langues à l'Université populaire. Le français figure en bonne place.

« J'aime beaucoup la mentalité de ce pays. J'ai rencontré beaucoup de personnes polies, qui disent bonjour, qui sourient. C'est appréciable. »

Une remarque qui tranche avec ce que dit d'elle son complice. « Febtria a une personnalité parfois fermée. Elle a encore un peu du mal à s'intégrer », glisse Inoki Theopilus.

Mais sa critique va dans les deux sens. « C'est quelqu'un de très sérieux, voire de perfectionniste. Elle pourrait même encore mieux jouer. La technique et la puissance, dans ses frappes, sont là, mais il lui manque encore le physique », assure-t-il.

« Je suis capable de me battre pour l'équipe », ajoute encore une Febtria tout sourire, avant de filer à l'entraînement.

Elle qui avait remporté ses deux matchs à l'aller, la voilà prête à en découdre avec Issy-les-Moulineaux.

P.B.   

 

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