CLUB D EXCELLENCE

REPORTAGE FRANCE 3 ALSACE ici

6ème JOURNEE INTERCLUB

7 JANVIER 2017

RSM - AIX EN PROVENCE  5/3

RSM 2 - LYON 4/4

RSM 3 - DIJON 4/4

 

BONNE ANNEE

Le RED STAR MULHOUSE BADMINTON vous présente ses meilleurs voeux pour 2017

INVITATION POUR LE 7 JANVIER  ICI

Ensemble c'est tout

Julie, 23 ans, et Sébastien, 30 ans, tous deux originaires de Normandie, sont arrivés au Red Star Mulhouse en août dernier. Au quotidien, ils s'entraînent, jouent et vivent ensemble. Leur coeur bat au rythme du sport, même si c'est loin d'être toujours évident.

Ils se sont rencontrés par le badminton, au club de Maromme, en Haute-Normandie il y a deux ans. Depuis, ces deux passionnés de Roger Federer ne se sont plus quittés. Avant d'en venir à la raquette, Sébastien a été volleyeur. Julie a pour sa part pratiqué le football jusqu'à l'âge de sept ans : « J'étais la meilleure buteuse de l'équipe, je battais même les garçons ! » affirme-t-elle, amusée.

« Mademoiselle volontaire »

Dans le pays des « Monsieur Heureux » et « Madame Timide », Julie serait «Mademoiselle volontaire » et franche du collier. « Elle ne rechigne pas à la tâche, elle sait exactement ce qu'elle veut », raconte Sébastien. Julie plaisante en retour, considérant qu'elle n'a « aucun défaut ». Mais son gaillard ne cache pas qu'elle a un caractère bien trempé : « Julie est très directe. Ce n'est pas toujours facile à gérer. Quand elle ne veut pas, elle ne veut pas. » Par moments défaitiste, c'est d'autant plus difficile à gérer lorsqu'ils perdent un tournoi le week-end. Ils savent alors qu'il y aura des répercussions dans la semaine. « Quand quelque chose ne va pas, c'est moi qui prends, confie Julie. Sébastien ne veut jamais faire de reproche aux autres, alors il passe sa colère sur moi », assure-t-elle.

Mais Sébastien, c'est aussi l'entraîneur et le partenaire de jeu de Julie, « quelqu'un de très sérieux, de très professionnel ». Mieux encore, « il est motivant et dynamique », estime sa belle : « C'est lui qui me pousse gentiment à aller courir pour m'entraîner quand il fait -3 degrés dehors. »

Pour ne pas trop aller dans le sens du poil, elle n'hésite pas non plus à pointer ses défauts : « Avant, Sébastien avait un meilleur style de jeu. Maintenant, il est plus lent, plus sur la défensive. Il dit qu'il se fait « vieux », qu'il a peur de ne plus tenir physiquement un tournoi. Mais je sais pertinemment qu'il a encore les jambes pour retrouver son niveau d'avant. »

Aujourd'hui ils se rendent à Caen pour participer aux « France » qui se déroulent ce week-end. Julie, championne de France en double dames, aura son titre à défendre. Sébastien, diminué par une angine qu'il traîne depuis le début de la semaine, espère atteindre les quarts de finale en simple, comme l'an dernier, et faire mieux encore.

Mais malgré leur parcours, il note un fort manque de reconnaissance : « Julie est championne de France, elle a fait les Jeux universitaires à Bangkok. Pourtant, elle n'est jamais marquée dans les productions des instances fédérales. Quand tu t'entraînes six heures par jour depuis 15 ans, il y a de quoi être dépité. »

Leur carrière, ils la voient dans le sport, sans autre choix possible. Sébastien travaille pour l'instant à Blotzheim, comme professeur d'EPS mais cela n'est que temporaire. « Je le vois tout à fait dans ce domaine. C'est là où il est le plus compétent », assure Julie. Quant à elle, après un baccalauréat littéraire et une licence Staps, l'heure est encore à la réflexion.

Future journaliste sportive ?

La ville ne lui a rien proposé. Elle fait un peu de périscolaire, le soir dans la semaine. Pourtant, depuis toute petite, elle rêve de devenir journaliste sportive. Rêve que vient nuancer Sébastien : « Je ne l'encourage pas plus que cela dans cette voie. En réalité, je pense qu'elle ne sait pas vraiment ce qu'elle veut faire. Elle a peu d'études. A son stade, il n'y a pas vraiment d'autre choix que de se tourner vers le sport. »

Pourtant, Julie ne manque pas d'atouts : « Malgré son caractère parfois difficile, elle possède une facilité d'écriture et elle est ouverte à ce qui se passe autour d'elle. » Un jour viendra, ce sera peut-être elle qui ira interviewer Roger Federer.

Pierre Gusz - DNA - 4 février 2010 - Photo Cathy Kohler

Nos partenaires