CLUB D EXCELLENCE

REPORTAGE FRANCE 3 ALSACE ici

6ème JOURNEE INTERCLUB

7 JANVIER 2017

RSM - AIX EN PROVENCE  5/3

RSM 2 - LYON 4/4

RSM 3 - DIJON 4/4

 

BONNE ANNEE

Le RED STAR MULHOUSE BADMINTON vous présente ses meilleurs voeux pour 2017

INVITATION POUR LE 7 JANVIER  ICI

Au sommet du monde

 À même pas 16 ans, Arnaud Merkle a disputé sa première rencontre de Top 12, samedi à Strasbourg. Le petit prodige du badminton alsacien a dû s'incliner (0-2). Zoom sur un gamin plein d'ambitions, qui compte tirer le Red Star vers les sommets. 

 

 
Arnaud Merkle : « J'ai franchi un cap avec l'Académie. »

Samedi, à Strasbourg (5-3), un petit phénomène a fait ses débuts chez les seniors. Champion d'Europe minime, Arnaud Merkle démarrait sa carrière avec les grands. Avec une pointe d'appréhension. « Je suis un peu stressé, je sais que les adversaires vont être très forts, c'est la meilleure ligue en France. Il y a de la pression, elle partira une fois sur le terrain. Il faut se donner à fond pour l'équipe. »

« Il faut que je sois déterminé, sérieux, concentré »

Comme prévu, il a rencontré Valeriy Atrashchenkov. Avant la partie, il glissait : « C'est un grand adversaire. Je vais tout faire pour gagner, personne n'est imbattable. » Finalement vaincu (21-18, 21-17), il expliquait, lucide. « Ça s'est plutôt bien passé, mais la victoire n'a pas été au rendez-vous. J'ai sûrement craqué à cause de mon manque d'expérience. J'ai hâte de jouer le retour à Mulhouse. »

Une première pleine de promesse. Lui qui a démarré le badminton il y a une dizaine d'années, s'est rapidement décidé à atteindre le haut niveau. « Mon frère (Jonathan, 24 ans) jouait déjà, mes parents aussi, du coup j'allais à la salle avec eux, à Staffelfelden. J'ai commencé les entraînements à six ans, puis plus sérieusement à douze. Mon entraîneur, François Baagoe-Schmitt, m'a dit qu'il fallait s'entraîner beaucoup plus pour du haut niveau, minimum une fois par jour. »

« Au début, j'étais à Staffelfelden (trois saisons), ensuite à Wittenheim et là, j'entame ma quatrième saison au Red Star. Il y avait plus de joueurs, c'est le club élite dans le Haut-Rhin et mon entraîneur est allé là-bas. Les meilleurs étaient regroupés là-bas. »

À Mulhouse, toujours avec son mentor à ses côtés, le gamin grandit. « J'ai franchi un cap, surtout depuis la saison dernière, avec l'académie. On joue deux fois par jour, trois heures en général. Le badminton commence à être très dur physiquement, du coup, il faut être au top.

« En jouant six heures par jour, ton corps se solidifie, il le faut vraiment si tu veux être sportif de haut niveau. Il faut s'entraîner dur tout le temps. » Consécration en février : il dispute les Championnats d'Europe minimes à Oradour et assume l'étiquette de favori.

« J'avais la pression, c'étaient mes deuxièmes Championnats d'Europe, j'avais travaillé tellement dur pour les remporter. Une fois gagnés, ça m'a paru évident, je ne pouvais pas imaginer perdre. J'ai douté tout le tournoi. C'est très compliqué quand tout le monde te dit "ah oui, tu es favori, c'est ton tournoi".

« Difficile d'être concentré. Après, sur le terrain, la pression est un peu partie, tu es lancé, ça va mieux. Ça m'a quand même aidé que ce soit en France, tout le monde était pour moi. Quand le public est pour toi, c'est différent. Ça m'a donné la force d'assumer ce statut de favori. »

Une première étape vers d'autres sommets. Lui ne vise pas seulement la montée du Mont-Blanc, non, c'est l'Everest qu'il veut grimper.

« J'aimerais arriver au sommet du monde. C'est l'objectif. Ce n'est pas forcément d'être numéro un mondial en jeunes, champion du monde junior des -19 ans. C'est vraiment être numéro un mondial plus tard, champion du monde, champion olympique chez les adultes. Parce que là, tu ne joues que contre des gens de ton âge, un an de plus ou un an de moins, alors qu'en adultes, il y a tout le monde, il n'y a pas de limite. »

« Une saison d'apprentissage »

Et il s'est déjà fixé une ligne de conduite très claire. « Il faut que je sois déterminé, sérieux, concentré. Savoir ce que je veux et ne jamais abandonner. C'est normal qu'on ait des mauvaises passes, les meilleurs sont ceux qui se relèvent le mieux. »

Alors, cette saison de Top 12, le gamin ne s'attend pas à ce qu'elle soit simple. Mais elle sera importante. « Ça va me donner de l'expérience. C'est pour l'équipe, le club. Après tout ce qu'ils ont fait pour moi, je peux leur rendre en essayant de gagner.

« La première année, ça va être compliqué. Ce sera plus une saison d'apprentissage, les adversaires ne sont pas faciles dans la poule. L'objectif est le maintien. On n'est pas tombé dans la poule la plus simple.. »

Arnaud Merkle compte atteindre les sommets, il ne compte pas y arriver seul. Et si lui et Mulhouse atteignait le toit de la France, ensemble ? « J'aimerais beaucoup, oui. Il y a mon entraîneur de toujours. On a grandi ensemble. »

Aurélien Ruesterholz   

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